CatégoriePensées en prose

J’écris tout haut ce que je crie tout bas.

Heurts divers

H

« Oh là, là, ça y est, il va faire nuit tout le temps ! On part le matin, il fait nuit, on rentre le soir, il fait nuit… Et puis là en plus c’est novembre qui va arriver, et novembre, moi je déteste ! C’est froid, c’est gris… C’est maussade ! Tellement déprimant ! Mais du coup, on dort une heure de plus ou une heure de moins ? (suite…)

Je ne fais qu’une chose, c’est que je ne fais rien

J

Dans ma tête, mille idées fourmillent à la seconde. Il suffit que je me laisse aller à quelconque rêverie pour qu’ici une envie naisse, là un souhait apparaisse. Que je songe encore quelques instants pour qu’émerge une histoire à écrire, un jeu auquel jouer, une chanson à écouter, un endroit où aller. (suite…)

N’y a-t-il pas d’amour heureux ?

N

Dans le hall de mon immeuble est installée une étagère, sur laquelle les résidents peuvent laisser des livres de leur bibliothèque, que les autres peuvent emprunter et lire à leur guise. Comme souvent, les ouvrages qui sont déposés ici sont de vieux bouquins, de ceux que personne ne lit et que personne n’a jamais lus. Leurs pages sentent l’humidité, signe que le temps sur eux a fait son oeuvre, et pourtant, leur couverture immaculée, à peine écornée, indique que nul lecteur ne les a jamais ouverts. (suite…)

Quelques mots pour commencer

Q

À bien des égards, écrire est une pratique très solitaire. Pour moi, elle l’a en tout cas beaucoup été. J’ai toujours mis en mots mes émotions, dans des carnets, des journaux, des documents Word, des notes de smartphone, des post-its. J’ai inventé des histoires, le plus souvent dans ma tête, plus rarement, sur le papier. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours vu en l’écriture un refuge réconfortant, mon havre sûr bien à moi. (suite…)