Things seem so unstable, but for a moment we were able to be still

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C’est encore une chanson, et c’est encore Florence Welch : nul doute qu’elle est l’artiste dont la sensibilité trouve le plus de résonance en moi, et que les paroles qu’elle écrit se teintent d’un écho tout particulier dans mon cœur. Dans « No Choir », elle rappelle combien le monde est mouvant et inquiétant, dangereux et instable ; mais elle évoque surtout ces parenthèses qui, parfois, comme un miracle fort inattendu, viennent ordonner le désordre. La solitude ne nous quitte jamais véritablement – « Always Lonely », clame une illustration dessinée par Florence Welch elle-même – mais on parvient parfois à la mettre de côté, en la compagnie d’un « quelqu’un » qui sait nous la faire oublier. « C’est dur d’écrire sur le bonheur », confie Florence. Je suis on ne peut plus d’accord. J’ai toujours pensé qu’il fallait être malheureux pour être inspiré. Pourtant, ce texte prouve le contraire. Alors, que puissent perdurer les parenthèses.

And it’s hard to write about being happy
‘Cause the older I get
I find that happiness is an extremely uneventful subject

And there would be no grand choirs to sing
No chorus could come in
About two people sitting doing nothing

But I must confess
I did it all for myself
I gathered you here to hide from some vast unnameable fear
But the loneliness never left me
I always took it with me
But I can put it down in the pleasure of your company

And there will be no grand choirs to sing
No chorus will come in
No ballad will be written
It will be entirely forgotten

And if tomorrow it’s all over
At least we had it for a moment
Oh, darling, things seem so unstable
But for a moment we were able to be still

And there will be no grand choirs to sing
No chorus will come in
No ballad will be written
This will be entirely forgotten

– FLORENCE + THE MACHINE, « No Choir », 2018.

À propos de l'auteur

Nicolas Lafarge

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