CatégorieFragments de fictions

Il n’y a pas que des pensées dans ma tête, il y a aussi beaucoup d’histoires. Parfois, je me laisse aller à les écrire.

Boum

B

Boum. Boum. Boum.

Off with your head – Dance til you’re dead.

J’adore cette chanson, bordel. Heads Will Roll. Les Yeah Yeah Yeahs. Ça vieillit pas. Je m’en lasse pas. Du rock un peu dark, qui assassine la nuit, et la fait mourir d’une violente agonie. Dans le genre « meurtre sur le dancefloor », c’est ce qu’on a fait de mieux depuis Sophie Ellis-Bextor.  Danse jusqu’à la mort, danse jusqu’à ce qu’on te coupe la tête ; danse, danse, danse sur ces notes graves et ténébreuses, sur cette ligne de basse entêtante qui te fait sombrer dans la nuit la plus noire, qui te fait plonger au plus profond de tes tripes. Les hommes crient et pleurent, les femmes crient et pleurent, et ils dansent, et elles dansent – dansent, dansent, dansent jusqu’à leur mort. Des têtes vont tomber, et le pire, c’est qu’on va aimer ça. (suite…)

Par la fenêtre

P

Par la fenêtre, la ville s’étendait à perte de vue. Dans la grisaille, les immeubles dessinaient des droites parallèles, et de leur ombre, écrasaient la ville tout entière. Cette vision d’une capitale démesurée, depuis l’endroit où je me tenais, laissait la désagréable impression d’être trop petit dans un monde trop grand. (suite…)

Phobie administrative

P

14h46 à sa montre. Mathieu sentit son estomac se nouer.

Merci, les grèves de transport… Il était pourtant parti avec vingt minutes de marge. Il n’était maintenant plus temps de traîner, l’entretien était à quinze heures, et l’on avait précisé à Mathieu qu’il devait se présenter dix minutes à l’avance. Il continua de remonter la rue de Prévert, pressa encore le pas, tourna sur l’avenue Clerc, et arriva enfin au pied de l’immeuble où on lui avait donné rendez-vous. (suite…)